Que d’espoirs déçus et de recherches entreprises sans jamais la voir, et puis voilà que sans prévenir elle apparaît, s’envole du chemin pour aller se poser sur les branches torsadées des pins dans la très vieille forêt suédoise, comme si toutes ces formes tourmentées qui étaient là tout autour, prêtes à se laisser photographier, ne devaient pas suffire cette fois-ci à contenter le photographe épris de nature primordiale. La chouette lapone est là et les jambes tout entières de l’être humain tremblent.